Fin de saison à fin de session

2018.

Wow!

L’année s’est déroulée si vite!

À certains moments, pénible mentalement, mais si belle en même temps.

Je suis contente d’être passée au travers. Je suis maintenant de retour à la maison. Je reviens d’un séjour de deux semaines en Équateur où se déroulaient une Coupe du Monde et une Coupe panaméricaine. La mentalité et le style de vie, deux aspects qui sont complètement différents des nôtres … on s’entend!

À mon arrivée, mon vélo n’a pas suivi… J’ai dû m’assurer de bien me faire comprendre afin que mon vélo soit livré à mon hôtel. On m’a dit qu’il n’avait plus de place sur l’avion pour un bagage hors dimension comme un vélo. Après trois heures d’attente à l’aéroport et trois heures de bus, j’entre finalement à mon hôtel.

En face de mon hôtel, Salinas, Équateur.

En face de mon hôtel, Salinas, Équateur.

Les jours suivants, je peux m’entraîner avec des amis de différents pays. Mon vélo est arrivé.

Le matin de la course, je me rends très tôt. J’ai hâte. Je sais que ça va faire mal. J’ai eu de bonnes sessions d’entraînements et je vais pouvoir mesurer ma forme à ce calibre plus élevé.

Salinas WC no-1-.jpg

64 femmes élites. Je suis nommée 36ème. (selon le classement). Le départ est lancé. Je suis prise derrière et je dois, dès le départ, prendre ma place dans l’eau.

Départ Coupe du Monde, Salinas, Équateur.

Départ Coupe du Monde, Salinas, Équateur.

À la deuxième bouée, je me fais tirer sous l’eau et je perds un peu de ma concentration. Je dois reprendre les secondes perdues. Je sors de l’eau quelques secondes derrière le premier groupe. Dès le premier tour de vélo, je me mets à travailler fort dans le but de rejoindre le peloton de tête. Après deux tours d’efforts, mon groupe et moi, rejoignons la fin du groupe de tête. Une chute arrive devant moi. Je l’évite, par contre, je dois fournir un grand effort en relançant. Je ne veux pas perdre les filles de devant. Je termine la portion vélo avec les 30 filles du premier peloton. Je sors de la transition dans les 10 premières puisque je sais que chaque seconde compte.

Salinas Wc no-3-.jpg

Bref, j’ai tout donné jusqu’à la fin et je prends le 29ème rang sur les 60 qui terminent cette Coupe du Monde.

J’ai fourni beaucoup d’énergie en début de course afin de m’assurer un bon positionnement mais à la fin, il ne m’en restait plus…

Je vois cette course comme un beau pas de plus vers ce calibre.

Avec Desirae Ridenour, collègue d’entraînement.

Avec Desirae Ridenour, collègue d’entraînement.

J’ai réussi mentalement plusieurs aspects que je m’étais fixée et je suis satisfaite de cette exécution de course.

Ensuite, je suis demeurée à Salinas pour quelques jours d’entraînements avant de me rendre à Puerto Lopez où se tenait une Coupe panaméricaine le week-end suivant. Nous étions une quinzaine d’athlètes dans la même situation. En nous organisant ensemble, cela a facilité le transport et les entraînements.

À Puerto Lopez, il y avait qu’une seule route principale, beaucoup de chiens et peu de possibilités pour les entraînements. Comme c’était une Coupe panaméricaine, l’organisation n’était pas aussi bien supervisée que lorsqu’il s’agit d’une Coupe du Monde. Nous avons eu plusieurs péripéties, mais sommes toutes, avons réussi à trouver des solutions pour chaque questionnement.

Reconnaissance du parcours. Coupe panaméricaine à Puerto Lopez. Photo: Vivianne’s Logbooklet

Reconnaissance du parcours. Coupe panaméricaine à Puerto Lopez. Photo: Vivianne’s Logbooklet

Nous avons fait la reconnaissance du parcours en vélo et pour la natation, en mer, nous avons eu la chance de nager avec… des puces de mer et méduses. La joie! On ne les voit pas, mais on les sent piquer….

Sur la plage, à la ligne de départ, je suis nommée la 5ème (classement) . Toutes les filles se mettent à droite. Tête dure, je garde mon idée et je me place à l’opposé pour avoir une bonne entrée dans la mer. Bon départ, je tourne à la première bouée et suis troisième. Je réussis à sortir de la portion natation en deuxième position.


Puerto Lopez, Coupe continentale. Départ. Photo: Vivianne’s Logbooklet.

Puerto Lopez, Coupe continentale. Départ. Photo: Vivianne’s Logbooklet.

Au départ. Je me suis placée à l’opposé. Photo: Vivianne’s Logbooklet.

Au départ. Je me suis placée à l’opposé. Photo: Vivianne’s Logbooklet.

Photo: Vivianne’s Logbooklet.

Photo: Vivianne’s Logbooklet.

À la portion vélo, je roule avec une dizaine de femmes sachant qu'il pouvait y avoir dans ce groupe 3-4- bonnes coureuses. J’ai essayé une fois d’attaquer et de créer un “gap” (un écart), mais à quelques mètres avant la fin de la portion vélo, j’attaque à nouveau et entre en transition avec 2-3 secondes d’avance. Juste assez pour avoir une transition libre. Je commence donc la course à pied en tête de course avec un rythme assez élevé.

Première dans la transition. Photo: Vivianne’s Logbooklet.

Première dans la transition. Photo: Vivianne’s Logbooklet.

Je travaille ma course à pied depuis les derniers mois et je ne perdais rien d’essayer une cadence élevée. Par contre, je savais que les filles qui courent très vite allaient me rattraper assez rapidement. J’ai, malgré tout, essayé de courir avec elles quelques mètres. Ensuite, je me suis installée à mon rythme. Une Mexicaine; celle qui est sortie de l’eau devant moi, m’a rattrapée et nous avons couru ensemble une partie du 5km. Malheureusement, je n’ai pas su devancer son attaque et je termine en 5ème position. J’ai tout donné et suis contente de l’agressivité et la détermination que j’ai démontré.

Photo: Vivianne’s Logbooklet

Photo: Vivianne’s Logbooklet

En améliorant ma course à pied, le podium est possible! C’est ce qui me donne encore plus le goût à l’an prochain!

Heureusement, je peux prendre quelques semaines de repos et adopter un style de vie d’une personne “normale”… Comme être à l’Université et effectuer des examens de mi-session… Hahaha!

Puerto Lopez no-24-.jpg

Reposer ma tête et mon corps avant de débuter une nouvelle année de compétitions!

Et elle sera encore plus intéressante selon moi!

Merci à vous pour votre soutien!

Élie.xx